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[Mikhaïl Bakounine]
May 16

Femmes d'interieur

Quye se passerait il si les femmes d'interieurs desesperées etaient des americaines moyenes de 60 ans ? Surement ce qui suit ...

 

  


May 15

C'est de saison !

Spécialement dédicacé à tous ceux qui sont motivés
Spécialement dédicacé à tous ceux qui ont résisté, par le passé
Ami entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines
Ami entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne
Ohé, partisans ouvriers et paysans c'est l'alarme
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes

{Refrain:}
Motivés, motivés
Il faut rester motivés !
Motivés, motivés
Il faut se motiver !
Motivés, motivés
Soyons motivés !
Motivés, motivés
Motivés, motivés !

C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère
Il est des pays où les gens au creux des lits font des rêves
Chantez compagnons, dans la nuit la liberté vous écoute

{au Refrain}

Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe
Ami si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place
Ohé, partisans ouvriers et paysans c'est l'alarme
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes

{au Refrain}

On va rester motivés pour le face à face
On va rester motivés quand on les aura en face
On va rester motivés, on veut que ça se sache
On va rester motivés...

{au Refrain}

On va rester motivé pour la lutte des classes
On va rester motivé contre les dégueulasses
Motivés, motivés...
 
Zebda
May 14

Fichage non selectif

 
Comme vous le savez tous à tous moments nous sommes fichés. Fiché par la sécu, par l'Etat, par vos assurances, vos banquiers, surveillés par des caméras, par les transports en commun, par votre opérateur telephonique. Difficile d'y échapper. Il existe bien une partie de la population qui n'est pas tres fiché: les enfants. Bien sûr il ya l'assurance scolaire et l'Etat Civil mais au dela de ca, rare sont les fichages des enfants. Pourtant il est de notoriété publique que les enfants (des 3 ans) sont des délinquants en puissance. Raison pour laquelle il y a quelques années l'Etat avait demandé aux professeurs des écoles de signaler tout comportement suspect d'enfant et ce dés la créche. Tolé aupres des enseignants.
Oui mais voilà quand on vit dans un pays qui a fondé toute sa politique sur la peur de l'autre, il fallait bien s'attendre à quelque chose de plus subtil pour mieux ficher ces delinquants en culotte courte ainsi que leur proche. Alors l'Etat a eu l'idée ingénieuse de 'Base eleve'. Que demande a nos cheres petites tetes blonde Base leve' ? Où votre enfant est-il né ? Est-il né Français ? Où êtes-vous né ? En quelle année votre enfant est-il arrivé en France ? En quelle langue parlez-vous habituellement à vos enfants ? Quel est le montant mensuel dont votre famille dispose ? Combien de pièces d'habitation compte votre logement ? L'enfant a-t-il sa chambre ?
Charmant n'est ce pas et puis surtout plus pratique pour chasser le sans papier, surtout que les parents qui ne repondent pas à ces questions pourront se retrouver avec une amende variant de 150 a 2.250 euros. Ceci semble exagéré ? Loin de là en Bretagne cette 'enquete' à deja eu lieu et en isére les parents d'eleves et les enseignants s'inquietent.
Bienvenu en Sarkoland le pays de Big brother !
 
 
May 13

Chronique de la vie ordinaire

 
Quand on ferme les yeux on ne voit rien. Quand on a aucune conscience on ne voit rien. Quand on est un mouton on ne voit rien. Quand on est docil face au pouvoir politique et mediatique on ne voit rien. Mais parfois au milieu de tous ces gens qui n'ont d'interet que pour eux, leur petite personne, leur petit confort, leur petites etudes, leur petite maison, leur petite vie (minable) , ils y a ceux qui ont une conscience une morale des opinions , il ya ceux qui ouvre les yeux, ceux qui voient les sdf et qui savent qu'ils ne font pas partis du décor, que ce sont des être humains pas du mobilier urbain. Il y a ceux qui ouvre les yeux et sont effrayés par les agissements d'une police justiciére qui enfile ses bottes de zorro pour sauver le monde des mechants sans papiers.
Il ya dans ce monde dans cette France 2 catégories de personne ceux qui baissent les yeux et ne font rien (si ce n'est ronchonner dans leur coin qd un semblant de courage leur monte à la gorge) et il y a ceux qui ont le regard droit et qui agissent contre l'ignominie de notre systéme.
Dans ce 2eme cas on retrouve un agriculteur dromois qui emplois des saisonniers (pour faire le boulot que des 'francais' avec les bons papiers refusent de faire, et qui sont pourtant bien content de les manger les fraises du sud !). Ce Monsieur un jour recoit un coup de fil de la PAF (Police de l'Air et des Frontiéres, ces hommes payés pour detruire la vie d'autres hommes). Ces Messieurs s'assurent que 2 personnes se trouvent bien sur l'exploitation de l'agriculteur et lui disent que d'ici quelques jours ils viendront les interpeler car ils sont sans papiers. L'agriculteur ne fait pas preuve de courage mais juste de sens commun, il fait ce que quiconque ayant autre chose que le QI d'une huitre aurait fait, il prévient les 2 sans papiers, les payent et leur dit de mettre les voiles.
Mal lui en a pris, on ne rigole pas avec les quotats en France et 2 de moins c'est pire que tout. L'agriculteur passera devant le tribunal eccopera de 4 mois de prison avec sursis et 800 euros d'amende.
Elle est pas belle la France ?
 
May 06

En buvant un thé

 
Oui ami lecteur je bois du thé même si en temps normal je lui prefere le café et que mon sejour au canada a cré une addiction au Second Cup (qui n'existe bien sur pas ici ) et son Marchiato, en ce moment je redecouvre les joies du Thé au citron vert Wu Long. Voila ca c'etait important de la dire. Par ailleurs je constate un peu plus chaque jour que le télé n'a d'utilité que le divertissement ou accesoirement l'abrutissement. C'est vrai apres tout, en dehors du fait evident que si l'on sait bien chercher on trouve tous ce qui est necessaire à l'information sur le net (en evitant les sites du Figaro de Gala et de Jeune et Jolie) , l'essentiel est ailleurs que dans la télé. A dire vrai ma seule source televisuelle est le zapping et elle est suffisante. D'ailleurs je me suis bien maré quand soudains l'express a revelé que Olivier Besancenot etait fiché et traqué par les RG. Ce qui me fait sourire dans cette histoire c'est que tout mle monde fait comme s'il tombait des nues. Pourtant le fichage des hommes politiques ne date pas d'hier ce qui est plus inquiétant est plutot le fichage du moindre quidam pour peu qu'il ait quelques activités 'subversives' . Je comprends bien notre gouvernement qui afin de se sentir plus en securité a se besoin de savoir tous les faits et gestes de nombreux activistes à travers la France. Mais je suis bête je parle d'activistes, mais pas du tout en fait vous êtes tous fichés suivis pistés. Par nos catre de crédit , les cheques que vous faites, votre carte de transport en commun ( a Paris il vous coutera 5 euros , peut etre plus, de demander que votre carte de transport ne dise pas à un fichier central ou vous étiez et à quelle heure), votre carte vitale, votre passeport biometrique etc etc Mais surtout les fameuses caméras de surveillance, pas celles negligement posté dans les magazins, non celles qui sont partout à travers la ville. A Lyon par exemple les propositions du PS de l'UMP et du FN etaient les mêmes, plus de caméras dans la rue. Tout comme à Lyon en ce moment la politique du plus de flic dans les transports en commun.
 
 Ne cherchez pas vous êtes traqués !
 
May 04

Un bout de route

C’est pas dans ma tête c’est partout que ça m’parcoure
Et je sais pas pourquoi mais avec toi  j’ai envie de faire un bout de route
Longue ou courte
A travers des joies et des coups dures de la tendresse et  doutes
Parce que tu m’entends pas mais tu m’écoutes
Parce que pour se comprendre on a pas toujours besoin de parler à voix haute
C’est vrai que la passion ça vient d’un coup
Et puis ça se tasse
Mais avec toi j’aime bien la saveur de ce qui la remplace
Parce que souvent t’es attentionnée mais jamais possessive
T’as compris que je suis pas à toi
Tu me  laisses de l’air pour vivre
On se regarde pas dans le blanc des yeux
Mais on aime bien faire des choses ensemble
Parcequ’on est pas un on est deux
Alors voila avec toi je crois que j’ai envie de poser les valises
Construire et pourquoi pas voir  un jour pas trop lointain voir ton petit ventre grossir
Je sais pas si c’est je t’aime que ça veut dire
Je sais juste qu’avec toi je me vois bien vieillir
J’imagine sans  avoir envie d’m’enfuir un jour ta peau ridée contre la mienne
En fait a mes yeux tu n’es plus une mais tu es devenu la

 

Je te propose un bout d’route

A travers des joies des coups dures de la tendresse et des doutes

Je te propose un bout d’route

 

Je te propose un bout d’route
On est pas obligé d’aller se déguiser moi en pingouin toi en meringue
S’offrir des bagues et aller se dire des mots doux devant Mr le maire la famille et puis faire la bringue
Non  j’exagère mais les noces peuvent être des chaînes
La nature humaine elle fait  que parfois elle part l’envie d’effort
Et moi c’est tous les jours q j’ai envie de te reconquérir
Si on veut avoir une chance qu’entre nous ça tienne
C’est parce que t’existes sans moi
T’es libre à tous moments de partir
Que j’ai envie de te retenir
J’ai vu trop de début qui sont devenu des fins
Ca ne veut pas dire que j’ai peur si on s’engage
Ca veut dire que des fois il cache un piége le mot mariage
Les belles cérémonies parfois ça m’fait un peu sourire
Y a juste un truc qui me fait pleurer comme un gamin
Pour le meilleur et pour le pire
Parce que j’ai vu 2 êtres jusqu’au bout se tenir la main                                                                      
Et je t’assure je n’ai jamais rien vu de plus fort
Surtout que c’était les 2 êtres qui m’ont donnés le jour
J’espère a mon tour être a la hauteur
Si jamais le malheur la maladie la mort se mêle à notre amour

Refrain

 

C’est l’ennui qui me fait peur parce que des fois ce qu’on à la ça pare et on avait pas vu le coup venir
Il y a ton caractère et mon bordelisme mais  c’est pas le pire
Il parait qu’il y a un truc qui s’appelle la trentaine
Il y a le quotidien et puis la quarantaine et puis des fois quand le premier enfant s’amène
On devient père et mère et on oublie qu’on est homme et femme et qu’on s’aime
Il y a de quoi faire moi le parcours de l’amour il me fait penser a un champs de mine
Souvent il y a les doutes, les doutes et encore les doutes, qui nous dévore et il y a toujours ce petit truc d‘aller voir ailleurs
Parce qu’ils sont partout, le désir, la tentation , l’envie de séduire pour se sentir encore en vie, je pense a ces mecs pas discret qui te font rire, qui te tournent autour mais bon , je prends sur moi parce que j’ai aussi mes petits secrets.
Il y a tout ça et la peur qu’un jour ça nous dépasse, si on passe plus de temps a recoller les morceaux qu’a se faire plaisir, si un jour toi et moi les yeux dans les yeux, on n’a plus rien  envi de se dire, alors je te propose qu’on n’attendre pas qu’il y ait trop d’eau dans le gaz mais qu’on fasse toujours comme a l’instant qu’on se pose… et on cause …

Un bout d'route, extrait de: là ou j'habite

 

Blog


    May 29

    Solidarité avec les sans papiers

    Pour enrayer la machine à expulser : la solidarité est une arme.

    En matière d'immigration, la politique du gouvernement est claire :
    faire du chiffre. Faire du chiffre ça veut dire enfermer et expulser
    toujours plus d'étranger-es, traquer les personnes en situation
    irrégulière jusque dans leur foyer, tendre des guet-apens
    administratifs dans les préfectures ou les mairies, organiser des
    rafles dans la rue, dans les stations de métro.
    Face à la mise en place de cette machine à expulser parfois meurtrière,
    l'indignation citoyenne ne suffit plus, et les actes de résistance se
    multiplient : qu'il s'agisse de la mise en place de réseaux pour cacher
    les familles recherchées, ou des tentatives pour empêcher des vols en
    direction des pays d'origine. Plus récemment, des grèves de
    travailleurs sans-papiers ont éclaté ici et là, ainsi qu'une série de
    révoltes collectives dans les centres de rétention, relayées par des
    manifestations, plus ou moins offensives, aux abords de ces prisons
    pour étranger-es.

    La répression s'intensifie aussi, mécaniquement. Plusieurs retenus en
    lutte ont subi des tabassages en règle, avec à la clé des dents et des
    bras cassés, au CRA de Vincennes. Dans le jura des personnes ont écopé
    de lourdes amendes pour des graffitis en soutien à la lutte des
    sans-papiers. Idem pour un internaute qui avait adressé un mail rageur
    à Sarkozy, au sujet de sa politique « d'immigration jetable ». Mi
    janvier, Ivan et Bruno, deux militants qui partaient pour une
    manifestation devant le centre de rétention de Vincennes, sont arrêtées
    en possession de fumigènes artisanaux (pour se faire voir des retenus
    en lutte) et de clous tordus (afin de crever les pneus des fourgons
    cellulaires). Ils sont incarcérés depuis plus de cinq mois et leur
    affaire a été récemment requalifiée sous le signe de l'antiterrorisme !

    On avait presque pris l'habitude que les personnes sans papier soient
    frappées de procédures d'exception : depuis les violences subies en
    zone d'attente jusqu'à la double peine. Il semble que les soutiens les
    plus actifs fassent les frais également de cette politique :
    l'antiterrorisme c'est bien le nom de cette opération en vertu de
    laquelle l'Etat peut tout se permettre pour briser nos résistances. On
    sait bien qui était désigné comme terroriste par le gouvernement de
    Vichy.

    L'« étranger » et le « terroriste » ont leurs lois spéciales. Ils ont
    également leur zone de non droit : le centre de rétention pour l'un, la
    prison pour l'autre. Deux dispositifs à abattre. Ne laissons personne
    pourrir dans cet isolement. Face à cet état d'exception permanent il
    est indispensable d'affirmer notre solidarité avec ceux et celles qui
    luttent dans et hors des centres de rétention.

      Liberté pour tou-tes les sans-papiers emprisonné-es,
      liberté pour Ivan et Bruno !

      Rassemblement de soutien devant la Préfecture, rue Dunoir dans le
      troisième arrondissement, samedi 7 juin à 14 heures.

      Premiers signataires : Demeurant Partout, Témoins,

     

    May 27

    La vraie vie d'en un Centre de retention

    ¬ Témoignage de la vie au camp de rétention de Vincennes. Détenus affamés, violentés, terrorisés, ... ça ne vous rappelle rien ?

    23 mai, CRA 2

    « Mardi dernier je reçois un appel d’un leader associatif malien représentant de la jeunesse malienne expatriée en France. Il a suivi la grève de la faim, et la marche et il a demandé à me visiter. Il est solidaire du mouvement. J’ai demandé une visite confidentielle selon l’article 24 du règlement intérieur du centre qui stipule que tout résident a droit à une visite confidentielle si les locaux le permettent. J’ai fait la demande 72 h avant. J’ai aussi demandé selon l’article 20 de rencontrer un responsable du centre pour faire le point sur mon dossier. Les deux demandes ont eu une fin de non recevoir.

    J’ai réitéré la demande auprès de l’agent qui me conduisait au poste de visite, et une fois au poste j’ai demandé à nouveau. On m’a répondu avec un ton sec, discourtois et déplacé que je dois faire comme les autres. Elle était ignorante totalement du règlement. Elle a crié, elle était sortie d’elle même, elle a tout de suite pris la responsabilité d’annuler la visite. Une dizaine d’agents m’ont emmené en bas en sortant les muscles et en criant. Ils m’ont conduit de force à l’accueil. Quatre policiers gantés m’ont assis de force. Ils ont mis leur gants juste avant. Ils m’ont insulté, menacé “tu vas voir si tu te rebelles on va te faire voir, tu es à la base de l’instigation du mouvement”. Toutes sortes d’insultes. J’ai été mis en isolement pendant 30 minutes pour non respect du règlement intérieur. Quand je suis sorti vers 18h j’ai réitéré ma demande et je n’ai toujours pas de réponse à cette date (vendredi).

    Brigade canine toute la nuit, les chiens aboient tout le temps, ils empêchent ceux qui ont les chambres de ce coté de dormir. Les projecteurs sont braqués sur les gens en permanence, dans le réfectoire et les chambres. Ils sont tellement puissants qu’ils traversent les vitres teintées. La lumière est trop forte pour regarder la télé.

    Les lits superposés craquent à chaque mouvement. Ça pousse à la crise de nerf, la perte de contrôle, les gens s’en prennent à leur cohabitants. Ma chambre est contigüe aux toilettes. Quand on touche au robinet du lavabo ça fait du bruit, comme un gros boum boum qui dure. Les douches sont bouchées, les toilettes n’ont jamais été désinfectées, depuis un mois que je suis là. Elles sont pleines à craquer, à tel point qu’il faut parfois les vider dehors.

    Si on mange un repas équilibré à midi il faut attendre le lendemain soir pour avoir un autre repas complet. Certains ne mangent que du pain et du lait et du fromage. Il y a eu du riz blanc et du couscous sans sauce. Les musulmans sont obligés de renvoyer leur barquette et de se contenter de pain et de yaourt.

    Quand je suis arrivé je pesais 70kg, maintenant 55kg. Un ami est passé de 80kg à 60. La plupart perdent un tiers de leur poids.

    Les chiens sont comme un CD qui tourne. Cris de chiens ininterrompus toute la journée mais je les vois jamais en face. Les être humains sont utilisés comme des sujets d’expérimentation par l’école de police [qui est contigüe au centre].

    Un retenu se fait trainer jusqu’à sa chambre pour vérifier sa carte alors que ça fait 20 jours qu’il est là, qu’il donne son nom matin et soir, et les agents ne sont pas capables de le reconnaître.

    Aujourd’hui il n’y a pas de passage devant le Juge des libertés et de la détention. Il y a des rafles, il y a pas de place dans les centres, dans les vols. Les centres sont engorgés. La « machine » judiciaire est enrayée. La politique d’expulsion est grippée. Il faut en profiter pour intensifier les mobilisations à l’intérieur et à l’extérieur.

    [concernant les visites des associations de soutien] : certains retenus sont membres de ces associations, ils cotisent, et cherchent donc à recevoir leur visite. [pour visiter, les associatifs doivent faire une demande officielle]. Pour avoir des associatifs en visite, le détenu n’est pas soutenu par la Cimade qui crée des empêchements.

    La Cimade ne fait pas la place aux autres associations. Par exemple avec la coordination des sans papiers du 8ème, pour un jeune malien, ils n’ont pas facilité. Idem avec Droit Devant, ils ne leur ont pas permis. La Cimade a le pouvoir de manière subtile d’empêcher les policiers d’accepter la visite. On s’en rend compte par les comptes rendus téléphoniques des membres des associations.

    Mais ces derniers peuvent se faire passer pour de simples visiteurs. Ils se présentent comme n’importe quel autre visiteur mais ensuite la police leur dit que c’est pas possible : Ils avaient rendu visite d’abord à la cimade qui a informé ensuite la police qui ne se serait pas rendu compte sans la Cimade que ce n’était pas de simples visiteurs.

    En ce moment il y a des travaux, suite à la visite de deux eurodéputés (dont Harlem Désir) puis de cinq médecins de la préfecture, ils sont en train de remplacer les installations des extincteurs qui auraient pu servir à se pendre. Avant la visite, ils ont fait un grand nettoyage notamment le jardin. Les médecins de la préfecture ne nous ont pas adressé la parole, on leur a quand même dit ce qu’il se passait ici et ils ne nous ont pas écouté.

    Il y a aussi la commercialisation des produits. On arrête des gens qui sont déjà pauvres et on les dépouille de leur sous : les cigarettes sont vendues à 5E50, la boisson coûte 1E50, et le café 50c. Tout un commerce est organisé autour des retenus.

    Un malien a « perdu » 60 euros entre sa garde à vue lundi au commissariat de la Gaité et son arrivée au centre de rétention : on lui a pas transféré son argent. Il l’a signalé à la police et à la Cimade, à la date d’aujourd’hui il a toujours pas récupéré son argent.

    Hier en début d’après midi un retenu a avalé deux lames de rasoir, il est entre la vie et la mort. Il a été emmené à l’hôpital Hôtel Dieu, on ne sait pas ce qu’il est devenu.

    Il y a une complicité entre les médecins de l’Hôtel Dieu et l’administration du centre. Ils donnent des somnifères pour endormir les gens qui vont être expulsés.

    Un Haïtien a d’abord refusé un vol, de retour au centre on lui a proposé de prendre des médicaments alors qu’il ne l’avait pas demandé. Depuis il ne mange plus à la cantine, il ne mange que du pain et la nourriture des distributeurs. Il ne fait confiance ni à la restauration ni à la médecine. Sa rétention est jusqu’au 24, il attend sa libération.

    On a fait des assemblées d’information. 80 % du personnel a été renouvelé depuis un mois. Il y a maintenant une majorité de Chinois et Arabes, il faut passer par ceux qui parlent français dans les communautés.

    On passe dans les chambres, dans le jardin et le réfectoire et on propose une heure de réunion. À l’heure des repas on sensibilise mais il a des difficultés . On se retrouve dans le réfectoire, on communique sur l’actualité, sur les actions à entreprendre et sur les droits. Quand on se réunit il y a des policiers qui rodent autour.

    Là, deux agents sont en train de m’écouter vous parler, ils disent qu’ils contrôlent les ouvriers qui font les travaux. Ces derniers temps ils avaient infiltré certains prisonniers à qui ils donnent des rations supplémentaires. Il y a un policier en civil qui se fait passer pour un prisonnier. On s’en rend compte parce qu’il rédige tous les soirs un rapport, il sort et rentre comme il veut, il a exceptionnellement un stylo ; il se permet d’acheter quotidiennement les journaux à l’accueil. Le jour de la manif du 4 mai, il faisait diversion avec les policiers à côté du grillage où on s’était rassemblé.

    Celui qui faisait le lien avec le deuxième centre [CRA 1] a été libéré, donc en ce moment on a pas de contact avec eux. C’est pendant les audiences devant le juge ou les consulats, qu’on peut se voir mais comme dernièrement je ne suis pas sorti, je n ai pas de nouveau contact. »

    20 mai, CRA 1

    « J’essaye de parler avec les gens pour qu’ils refusent le vol, pour qu’il y ait un cumul de refus de vols chez les sans papiers expulsables.

    Il y trop de bruit, ils nous réveillent a 2h du matin, pour expulser les gens à 4h.

    Les expulsions, convocations au tribunal, et les audiences avec les consuls sont affichées sur un tableau.

    C’est le même produit qui fait bain de bouche et qui désinfecte les plaies. C’est interdit de ramener des médicaments dans le centre, donc ceux qui sont malades ne peuvent pas le faire. Un diabétique a été amené menotté à l’hôpital. Tout le monde a des boutons sur le corps, des allergies à cause de la nourriture. Les haricots sont déconditionnés de leur boites de conserve et reconditionnés dans des barquettes plastique pour falsifier le date de péremption.

    Les appels au haut parleur commencent à 6h du matin pour appeler les gens, ce qui réveille tout le monde.

    Ces derniers jours il n’y a pas eu de réunions entre les détenus. C’est difficile de se rassembler, car il y a plusieurs nationalités, âges, mentalités, il y a des gens qui ne parlent pas français.

    Il y a des gens qui se blessent avec des couteaux ou autre chose parce qu’ils ne veulent pas prendre l’avion. Un mec s’est gavé de médicaments, il était inconscient, il s’est déshabillé devant tout le monde, et avec un couteau il s’est blessé sur tout le corps.

    [Concernant l’attitude des consulats] : Le consul égyptien ne délivre pas de laissez passer à ceux qui n’ont pas de passeport. Pour les Algériens c’est le contraire : je suis algérien j’avais pas de passeport, j’ai donné toute mes références (nom, âge...) et la consulat a donné le laissez passer.

    Le consul vient dans une salle spéciale qui lui est réservée dans le centre. Pendant l’entrevue entre le détenu et le consul, le consul essaye de piéger les gens, il demande au détenu s’il a un avocat, si non il donne un contact qui se fait payer par exemple 2000 euros. Et l’avocat et le consul se partagent le fric entre eux, et en échange le consul ne donne pas de laissez passer [ce qui fait que le détenu sans passeport ne peut pas être expulsé].

    Quand le détenu n’a pas de passeport, le consul devrait chercher des info dans son pays d’origine pour vérifier son identité, ce qui prend plusieurs jours. Mais en fait, il donne les laissez passer très rapidement, donc il ne prend jamais le temps de faire ces recherches.

    Un marocain qui ne veut pas rentrer au Maroc dit qu’il est algérien, le consulat algérien le reconnaît comme ressortissant algérien. Une fois en Algérie, il se fait emmerder par les flics algériens puis au bout d’un certain temps il est renvoyé en France. »

    [Source : fermeturetention@yahoo.fr]



    Source/auteur : Le quotidien des sans-papiers
    Mis en ligne le lundi 26 mai 2008, par jesusparis
     
    May 26

    L'ete de tous les hits

     
    C'est bientot l'été et comme tous les ans nous aurons droit a des chansons hautes en couleurs pour rythmer nos vacances. Voici donc en avant premiere le futur tube de cette été, sponsorisé par l'Elysée !
     
     
    Tum Sally Casse toi pov'con
     
    May 24

    La solution

     
    Voila la vraie solution celle que le ministére de l'exclusion du racisme nationale et du puritanisme pro francais mené par B. Hortefeux aurait dû avoir. Dommage il s'est fais prendre de vistesse par des jeunes comédiens . Enjoy !
     
     
    le Quota
    envoyé par brackmardcorp
    May 23

    Et si on sortait ?

    Alors comme ca sous pretexte qu'il va probablement faire moche vous avez telechargé moulon de film via eâne afin de vegeter avec un bol de pop corn à la main ! Et bien moi je dis STOP, pas question vous allez bouger vos petites fesses d'abord parceque peu importe ou vous vivez il y a forcement un vide grenier ou autre activité passionnante .... Pire si vous etes lyonnais il n'y a aucune excuse ce week end je veux vous voir à la Croix Rousse.
     
    Samedi à partir de 11h - RESF Medecin du Monde la CIMADE et le comité Tchétchénie proposent le parcours du migrant sorte de jeux de l'oie afin de mieux comprendre les difficultés d'un sans papier en France.
                                       - Une expo photo réalisée par 3 photographes pro intitulée 'Avec ou sans papier, un pays c'est ceux et celles qui y vivent'
                              à 17h - Débat autour des couple mixte franco étrangés
                 à partir de 20h - Le bal des amoureux aux bancs publics
     
    Dimanche Parc Chaziére à partir de 10h préparation et degustation d'un grand repas collectifs multiculturel (tchétchéne, algérien, burkinabé etc etc ....).
     
    Alors à ce week end !!
     
    May 21

    le retour de l'activiste

    Hier je vous faisais la morale sur la drogue parceque c'est MAL et que l'alcool aussi, ainsi que le tabac, conduire en voiture , faire l'amour et tout et tout et qu'à bien y reflechir il vaut mieux avoir peur de tout et surtout de tous !! Ho pis non en fait prennons de la drogue fumons des clopes etc etc mais surtout arretons d'avoir peur de l'autre !!
     
    Jeanne Moreau manifeste des innombrables RESF
     
     
    Laissez-les grandir ici
    envoyé par laissezlesgrandirici
     

    Savoir dire non

    Une petite vidéo qu'il faudrait montrer aux jeunes
     
     
    Des toilettes propres
     
    May 19

    Citation

     
     Ceux qui se sont sagement limités à ce qui leur paraissait possible n'ont jamais avancé d'un seul pas.